Derrière le tablier vert : Une gérante de magasin révèle comment le lancement du Réseau des partenaires noirs de Starbucks l’a aidée à renouer avec ses racines afro-canadiennes


Pendant le mois de février, Starbucks Canada fête le Mois de l’histoire des Noirs en publiant chaque semaine dans Échos Starbucks des articles qui racontent les histoires et les expériences particulières de ses partenaires (employés) noirs.

Cette sracines afro-canadiennesemaine, la gérante du magasin de Toronto, Chelsea Gayle, explique comment le manque de sensibilisation aux contributions des Noirs dans l’histoire du Canada et de reconnaissance de celles-ci lui a laissé un sentiment d’aliénation dans sa jeunesse et comment la cofondation du Réseau des partenaires noirs de Starbucks au Canada l’a aidée à se réapproprier son identité.


Les racines sont un fondement important de la vie culturelle. Des racines solides nous ancrent, nous nourrissent et nous soutiennent. Elles nous guident et nous sensibilisent aux liens culturels. Imaginez ce que serait la vie si nous ne connaissions et ne comprenions pas nos origines. Bienvenue dans la vie de cette Afro-canadienne.

En tant que femme noire d’origine caraïbe, il m’est très difficile de retracer mes racines. Mes arrière-grands-parents, mes grands-parents et mes parents sont tous nés sur l’île de la Jamaïque. C’est à peu près tous les renseignements dont je dispose. Cette ignorance sur les générations antérieures est la réalité de nombreuses personnes d’origine afro-caraïbe et afro-canadienne.

Je me souviens d’avoir appris en cours d’histoire les réalisations de Martin Luther King Jr., de Rosa Parks et de Harriet Tubman, qui a contribué au réseau d’évasion vers le Canada connu sous le nom de chemin de fer clandestin. Toutefois, en grandissant dans le système scolaire canadien, je n’ai pas entendu parler des contributions des minorités visibles canadiennes ou des personnes d’origine africaine. Il n’y avait rien au sujet de Viola Desmond, de Josiah Henson ou de Mary Ann Shadd. Je me suis fiée aux enseignements de ma mère et à ma propre curiosité pour découvrir les contributions des Noirs à l’histoire du Canada et à l’expérience des Noirs au Canada.

Vous pouvez imaginer ma stupéfaction quand j’ai appris que mes ancêtres non seulement venaient d’Afrique, mais également que le continent africain était un lieu de royauté. Imaginez la fierté et l’estime de soi que les jeunes filles comme moi auraient pu ressentir en sachant que nous sommes parmi les descendants de femmes comme la reine Amina de Zaria, Kandake, impératrice d’Éthiopie, Makeda, reine de Saba, ou la bien connue Néfertiti, reine d’Égypte et épouse du pharaon Akhenaton.

Non seulement je n’étais pas sensibilisée à la culture, mais en tant que jeune fille à la peau foncée, j’ai subi beaucoup de discrimination. Mon expérience va de l’intimidation en raison de la couleur de ma peau jusqu’aux railleries en raison de mes boucles serrées et de la texture de mes cheveux. Être une enfant noire au Canada n’a pas été facile, et le fait de voir rarement des filles noires dans les médias n’a pas aidé. De plus, la majorité des éducateurs de mon école primaire étaient blancs et ne pouvaient pas comprendre à quel point il était blessant de me recommander d’étirer mes cheveux pour la photo de classe afin de montrer la « meilleure version de moi-même ». Pourquoi abîmer mes cheveux et détruire ma coiffure naturelle équivaut à montrer la meilleure version de moi-même?

L’an dernier, j’ai cofondé la première section canadienne du Réseau des partenaires noirs de Starbucks au Canada non seulement comme moyen pour moi de bâtir une communauté afin de célébrer nos cultures et les réalisations des Canadiens noirs au cours de l’histoire, mais aussi comme moyen de créer un espace pour accueillir d’autres partenaires (employés) noirs et célébrer les contributions que nous apportons chaque jour à nos magasins, nos bureaux, nos communautés.

Cette année, en tant que cofondatrice du Réseau des partenaires noirs, je suis très fière de célébrer le Mois de l’histoire des Noirs à l’échelle nationale chez Starbucks. Ce projet d’éducation et de célébration de la culture noire est le premier d’une longue série à venir. Le lancement du Réseau des partenaires noirs de Starbucks Canada a fait de moi une pionnière dans ce processus, un honneur que je suis reconnaissante de partager avec ma coprésidente, Kimberly Robin. Les membres du Réseau des partenaires noirs de Starbucks ont de grandes aspirations : appuyer la reconnaissance et le partage du patrimoine de la diaspora africaine avec d’autres partenaires de Starbucks qui, comme moi, veulent continuer à améliorer notre compréhension de notre histoire, amplifiant les nombreux succès et contributions de la communauté noire, et aider à conseiller Starbucks Canada sur la façon dont, ensemble, nous pouvons créer un espace plus sécuritaire et diversifié pour les partenaires noirs.

Le Mois de l’histoire des Noirs est une période de célébrations, l’occasion d’adapter et de recréer le récit, l’occasion pour les Noirs de s’enraciner dans la culture et dans une histoire impartiale, l’occasion de faire connaître nos contributions à la société canadienne. Nous célébrerons l’excellence et la beauté des Noirs. Nous soulignerons les réalisations et nous nous vanterons sans vergogne de notre beauté naturelle qui a été jugée inacceptable et non professionnelle pendant des années.

Amanda Gorman, dans son poème récité à la cérémonie d’investiture, nous donne espoir lorsqu’elle dit : [Traduction] « Il y a toujours de la lumière, si seulement nous sommes assez courageux pour la voir. Si seulement nous sommes assez courageux pour l’incarner. »

Je veux que chaque jeune Noir sache que nous sommes capables de tant de choses. Nos oppresseurs coloniaux ont peut-être essayé en vain de briser notre courage et d’atténuer notre lumière, mais nous sommes résilients. Et nous demeurons capables de faire de grandes choses.

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